Gilles et Véronique Bathilde
Thérapies holistiques à Noisy-Rudignon

POURQUOI GROSSIT-ON ?

Si on écoute la plupart des médecins ou des diététiciens(nes) ou certains coachs minceur, la prise de poids est exclusivement due à un apport calorique journalier trop important ; ainsi si votre besoin est de 1800 calories par jour et que vous mangez 2000 calories, vous grossirez fatalement.

Si c’était aussi simple, ma meilleure amie qui mange de tout en assez grande quantité et fait peu de sport, devrait largement être obèse. Pourtant, elle est toute mince depuis toujours, et c’est tant mieux pour elle.

Chacun de nous connait au moins une personne qui fonctionne ainsi.

Pourquoi ces personnes ne grossissent-elles pas ?

De plus, pendant le confinement les français ont pris en moyenne 2.5kgs. Certes ils ont plus mangé et moins bougé mais il se pourrait aussi que ce ne soit pas la seule raison de cette prise de poids.

 

Poids et émotions

 

En réalité, la prise de poids est multifactorielle. Les apports caloriques n’expliquent pas tout.

Il est indispensable de le savoir pour sortir de la culpabilité dans laquelle le discours médical enferme trop souvent. D’autant plus que la culpabilité fait elle-même grossir…

Toutes les émotions désagréables jouent sur le poids : à la hausse comme à la baisse.

Tristesse, colère, peur, dégoût, culpabilité, anxiété déstabilisent si elles ne sont pas exprimées. Si dans votre famille, il y a une forme d’interdiction à se mettre en colère, à pleurer ou à montrer sa peur, la non-expression de l’émotion (sa répression) va mettre de la pression à l’intérieur du corps ; cette énergie réfrénée entraine le stockage des graisses et du sucre. Parfois, à l’inverse, la tristesse va empêcher de manger (la personne n’a plus faim) et fait maigrir.

Transgresser l’interdit familial est souvent difficile : il faut d’abord prendre conscience de cette loyauté invisible qui oblige toute la famille à, par exemple, ne pas se mettre en colère.

Les causes de cette loyauté peuvent remonter à plusieurs générations : par exemple, un ancêtre a pu se mettre en colère, tuer quelqu’un, et finir pendu ou guillotiné. Depuis, la famille considère la colère comme trop dangereuse à exprimer et la réfrène. La psycho-généalogie permet de retrouver les causes profondes et de les traiter ; mais on peut aussi traiter ce problème sous hypnose, sans travail préalable de psycho-généalogie. Ce qui importe c’est d’apprendre à gérer ses émotions, à les vivre, à les accepter pour mieux les dépasser.

Le travail sur soi permet d’accéder à l’acceptation de soi.

Le stress et sa production de cortisol sont également cause de beaucoup de prise de poids dans notre société où il faut toujours être le meilleur, le plus fort, le plus performant, le plus….

 

 

Poids et amour de soi

 

Une autre cause de prise de poids est un défaut d’amour de soi et donc d’estime de soi.

L’estime de soi est constitué de plusieurs paramètres.

Pour s’estimer il faut d’abord avoir confiance en soi : ce qui implique de disposer d’un profond sentiment de sécurité intérieure et de connaitre ses capacités personnelles.

En cas de surpoids il y a presque toujours un problème de sécurité intérieure. Ce sentiment s’acquiert dans la toute petite enfance puis à l’adolescence. Ou ne s’acquiert pas si l’enfant est :

  • Surprotégé ce qui l’empêche de découvrir ses propres ressources et de constater qu’il peut dépasser ses peurs et réussir par lui-même
  • Maltraité (physiquement ou psychologiquement, notamment par des humiliations qui le conduisent à se dévaloriser

Si l’enfant ne dispose pas de ce socle, il ne pourra pas établir une positive image de lui-même, ce qui le conduira à ne pas s’aimer, à ne pas s’accepter, et à se mésestimer.

Le déficit d’amour envers soi-même conduit à :

  • Vouloir être parfait ; ce qui met constamment la pression (et la pression fait grossir)
  • Avoir des troubles de l’alimentation (boulimie, anorexie, pulsions diverses, hyperphagie…) qui conduisent à des formes d’autodestruction

De ce fait, il devient impossible de de s’accepter d’autant que l’image de soi se dégrade « (je suis gros, je suis trop maigre… ») et la culpabilité s’en mêle au nième régime sans résultats durables obtenus ; le régime inefficace, voire nocif (car s’ensuit l’effet yo-yo avec prise de poids supplémentaire) engendre un sentiment profond d’échec volontiers entretenu par le corps médical ou l’entourage qui accuse la personne de « manquer de volonté ».

Vous pouvez ainsi comprendre que la volonté n’a rien à voir avec la capacité à perdre du poids.

Pour stabiliser son poids l’être humain a besoin de confiance en soi, de sécurité intérieure, d’une belle image de soi, d’amour de soi ce qui permet ensuite d’accéder à une bonne estime de soi.

 

Poids et chocs traumatiques

 

La 3ième cause des problèmes de surpoids sont les chocs traumatiques.

Les agressions (sexuelles, physiques, ou psychologiques telles que le harcèlement) provoquent un traumatisme qui, s’il n’est pas correctement traité, va permettre à la peur et à l’anxiété de s’installer.

D’autres traumatismes comme un deuil non accepté, un licenciement, un divorce peuvent aussi être sources de mal être.

Des changements de comportements peuvent ainsi apparaitre (comme les tocs, phobies, troubles anxieux généralisés) parmi lesquels les troubles de comportements alimentaires : le plus souvent, la personne cherche du réconfort dans la nourriture et particulièrement dans les produits laitiers (souvenir du bébé buvant son lait) ou sucrés.

Le sucre est le produit le plus addictif qui soit (pire que la cocaïne) et très rapidement des pulsions se manifestent ; la consommation de produits sucrés augmente pouvant devenir rapidement trop importante ; d’autant que les produits tels que les pâtes ou le pain, d’apparence salés, deviennent du sucre une fois absorbés par l’organisme. L’addiction peut alors s’installer, parfois à l’insu de la personne qui ne mesure pas les calories ainsi consommées et pensent même se nourrir de façon équilibrée.

En réalité, la pulsion conduit à consommer de moins en moins de légumes et de fruits mais de plus en plus de produits transformés ou des produits sucrés (chocolats, bonbons, sodas, glaces, pâtisseries et leur versant salé comme le pain, les pâtes…) ; le sucre faisant gonfler, la personne grossit terriblement ce qui contribue à abimer son image et à la dévaloriser ; par ailleurs, la sensation de faim s’installe de façon presque constante car le corps n’est pas nourrit correctement et demande sa ration de vitamines, sels minéraux et autres besoins que l’on ne trouve que dans les fruits et les légumes. Le cercle vicieux de la prise de poids est créé. La personne fabrique une sorte de mur d’enceinte autour d’elle par l’accumulation de graisse comme pour apparaitre forte, invulnérable ou pour ne plus être attirante.

Les problèmes de déficit en amour de soi s’installent accentuant le problème et interdisant de maigrir.

Il semble alors impossible de sortir de cette situation qui s’auto-alimente.

 

Pourtant il existe des solutions pour maigrir. Pour cela, l’accompagnement thérapeutique est un outil précieux car la personne traitera le cœur du problème, la source de la prise de poids et pas seulement la baisse du nombre des calories.

L’amaigrissement se fera progressivement et surtout définitivement, sans effet yoyo.

Cela sera l’objet de mon prochain article : comment maigrir définitivement ?

A très bientôt

Véronique Bathilde


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